Ponctuellement pour les plaisanciers en croisière ou plus longuement pour les nomades lors d’un tour du monde, vivre sur un voilier nécessite de la discipline et un certain détachement pour ses habitudes terrestres, surtout lorsqu’on aborde ce nouveau quotidien en tant que novices.

Comment vivre sur un voilier, définir son objectif

  • Croisière de plusieurs jours le long des côtes

Dans ce cas, le plan de navigation ne présente aucune difficulté majeure. Les étapes peuvent être nombreuses et à chacune d’elles le navigateur peut effectuer un ravitaillement en nourriture et en eau potable. Il aura aisément accès au carburant ou à l’outillage pour son bateau et trouvera une assistance médicale en cas d’urgence.

  • Voyages de plusieurs mois/années pour un tour du monde

Le temps passé en mer sur les diverses surfaces navigables lors d’un tour du monde s’avère plus difficile à gérer et le plan de navigation doit être sans failles. L’approvisionnement en eau douce et l’étude de la météo au jour le jour sont les premières préoccupations du navigateur.

 

Vivre sur un voilier, établir son budget (euros)

Les besoins des navigateurs sont plutôt restreints. Sur les bateaux, les journées se déroulent simplement ; les repas sont fonction du ravitaillement ou de la pêche. Lors des escales, les habitudes des locaux peuvent « déteindre » sur les voyageurs et il est fréquent que les « petits » pêcheurs partagent volontiers le contenu de leurs nasses, permettant quelques économies.

Il peut également y avoir la nécessité d’une escale dans un lieu « plus populaire » pour dépanner le bateau ou faire le plein d’eau potable ou de carburant ; dans ce cas, les prix sont plus élevés et les dépenses peuvent atteindre facilement quelques centaines d’euros. Il faut donc prévoir une petite réserve financière.

 

Vivre sur un voilier, faut-il prendre une assurance ?

Vivre sur un voilier n’est pas sans risque et que ce soit en navigateur solitaire, avec des équipiers ou en famille, il faut penser à assurer son bateau et son équipage. En France, la législation n’impose pas de souscrire une assure spécifique pour son voilier dans la mesure où la navigation n’est pas d’ordre professionnel, et pourtant les risques sont importants.

Les ports réclament au minimum un contrat d’assurance responsabilité civile pour permettre au voilier de s’amarrer, alors pourquoi ne pas inclure cette clause dans un contrat plus global, adapté à votre plan de navigation et garantir ainsi :

  • tous les passagers, conducteur du voilier compris, quelle que soit la situation (sauvetage, recherche en mer, etc.),
  • le voilier, ses équipements et ses annexes éventuelles avec la garantie « pertes et avaries ».

En plus de l’assurance du bateau, les personnes qui souhaitent vivre sur un voilier sur les mers et les océans pour un tour du monde, doivent penser à leur assurance santé ainsi qu’à leur assurance santé complémentaire (mutuelle). De nombreux cabinets d’assurance proposent ce type de contrat qui permet de naviguer plus sereinement.

Vivre sur un voilier, ne pas négliger le côté administratif !

  • Pour les plaisanciers :

Pour un voyage en France ou en Europe, il faut être titulaire d’une carte d’identité en cours de validité. Pour faire le tour du monde, il faut un passeport et les visas en rapport avec les pays visités.

En plus de l’un ou de l’autre, il faut être titulaire du permis bateau hauturier international, ce dernier étant une extension du permis côtier.

  • Pour les bateaux :

Les bateaux de 7 mètres ou d’une longueur supérieure sont soumis par la douane au droit de francisation. Cette taxe doit être acquittée par les plaisanciers qui ont fait le choix de naviguer en haute mer, elle s’élève entre environ 80 euros pour les bateaux de 7 à 8 mètres et à plus de 850 euros pour les bateaux de plus de 15 mètres.

Vivre sur un voilier, faire le choix de la vie de matelot !

Sur un voilier, la vie est rythmée par le lever et le coucher du soleil, par l’alternance et le coefficient des marées et par la force du vent. Vivre sur un voilier, c’est une sensation extraordinaire de liberté ; c’est faire des escales dans des lieux insolites peuplés de nouvelles rencontres mais c’est également vivre des frayeurs en cas de gros temps voire même de tempêtes, mais c’est surtout accepter une inévitable proximité avec ses « co-navigants » et toutes les contraintes associées telles que la relativité du confort, la difficulté à s’isoler due au manque de place, les restrictions en eau potable, etc.

Pour bien vivre sur un voilier, il faut donc se préparer à prendre le meilleur comme affronter le pire et profiter pleinement de l’expérience. Ceux qui ont tourné la page de leur vie à terre en faisant le choix d’une vie à bord d’un voilier ont tout quitté ; ils ont vendu maison et voiture, se sont acquittés des impôts et diverses taxes et ont fait passer le message aux amis et à la famille. La présence d’enfants ne modifie pas ce choix, ils seront plus prudents et ils adapteront leur plan de navigation mais les enfants ne sont pas un problème.

Année après année, ces plaisanciers se sont épanouis sur leur bateau profitant de chaque instant de leur tour du monde. Ils ont apprivoisé les restrictions (eau potable, confort réduit) mais ils se sont également enrichis de magnifiques rencontres avec les populations locales lors des escales. Ils ont appris de certaines coutumes et ils ont communiqué sur leur passion, reprenant parfois la mer avec un ou deux équipiers imprévus mais aussi bienvenus pour aider au travail sur le bateau lors d’une météo délicate (manipulation de la voile).