Vous allez acquérir un voilier de plaisance et concrétiser votre rêve !

 

Afin de faire le bon choix, il faut passer en revue un certain nombre de critères qui vont se révéler essentiels dans votre sélection. Cette réflexion et cette analyse ne sont pas compatibles avec un coup de tête ou un coup de cœur mais elles sont incontournables pour bien choisir son voilier de plaisance. De même, ne vous faites pas d’idée préconçue sur l’allure de votre voilier mais définissez objectivement vos besoins avant de commencer vos recherches.

 

Qu’il soit à voile ou mixte voile et moteur, la définition idéale du voilier de plaisance dépend des éléments suivants :

  • programme de navigation : zone de navigation, croisière ou séjour ponctuel, nombre de places à bord, etc.
  • taille du voilier,
  • motorisation du voilier,
  • budget : prix du bateau et frais annexes.

 

Votre expérience de la navigation de plaisance peut également être un critère à prendre en compte.

 

Programme de navigation et taille du voilier

 

La taille (longueur de la coque) du voilier est en relation directe avec le programme de navigation. Ce programme tient compte de la distance de navigation par rapport à un abri qui est le lieu où toute embarcation peut se mettre en sécurité avec son équipage, mouiller ou accoster et repartir sans assistance.

 

  • Voilier entre 6 et 8 mètres et cabotage : exploration estivale des criques

Le voilier d’une longueur de 6 mètres se transporte aisément, permettant la mise à l’eau en Méditerranée ou en Atlantique pour quelques heures ou pour une journée de navigation de plaisance et d’exploration des criques. Il faut que le voilier atteigne 8 mètres pour envisager un séjour de plusieurs jours.

 

  • Voilier d’au moins 10 mètres et navigation côtière

Le voilier d’au moins 10 mètres est parfait pour une mini-croisière le long des côtes en conditions estivales. Ce voilier dispose d’équipements de sécurité adaptés : dispositif de remorquage, ensemble des apparaux nécessaires au mouillage, etc.

 

  • Voilier de 10 à 12 mètres et navigation à l’année ou régate

La navigation à l’année concerne les navigateurs qui sortent en mer le plus fréquemment possible, soit pour le plaisir, soit pour entraîner l’équipage et l’embarcation pour les régates. Les voiliers de cette longueur possèdent une ou deux cabines « tout confort » ; certains de ces modèles de bateaux sont équipés d’une éolienne qui maintient la charge des batteries ainsi que d’une capote en protection des vents froids.

 

  • Voilier de plus de 12 mètres et navigation hauturière

La navigation hauturière se définit au-delà de 60 miles nautiques d’un abri (environ 96 km). Avec ces voiliers, la navigation en haute mer autour du monde est à votre portée !

Pour ce type de bateau, c’est le budget qui prime car au-dessus de 12 mètres, il existe une multitude de voiliers, neufs ou d’occasion, à des prix variables. Ces bateaux sont équipés pour naviguer en croisière. Ils offrent tout le confort recherché dans la navigation de plaisance et de la place pour embarquer plusieurs passagers. Ils peuvent affronter une mauvaise météo sans que l’équipage ne soit sollicité de façon intense. La vie dans l’eau chaude des mers des Antilles est bien différente de celle des eaux froides de la mer du Nord et ces « grands » voiliers sont équipés pour sécuriser les personnes à bord, quelle que soit la situation.

 

Une fois le programme de navigation établi et la taille déterminée, la motorisation, complémentaire de l’utilisation des voiles, doit être étudiée.

 

Choisir la bonne propulsion pour son voilier : le moteur

 

Bien choisir son voilier c’est aussi faire le bon choix de la motorisation et pas seulement pour acquérir de la vitesse mais essentiellement pour exécuter les manœuvres de port ou en cas d’absence de vent. La présence d’un moteur sur votre voilier est indispensable pour se substituer à l’utilisation des voiles et vous « sortir » des situations délicates.

 

Si votre choix se fixe sur la catégorie « voilier d’occasion », celui-ci sera déjà équipé d’un moteur, dont l’état de marche sera à vérifier attentivement. Dans le cas d’un voilier neuf, c’est généralement le chantier qui installe le moteur mais le vendeur peut aussi proposer plusieurs types de motorisation.

 

  • Sail-drive : une propulsion sans vibrations

Le sail-drive, créé à l’origine par Volvo Penta, est maintenant utilisé par tous les fabricants de moteurs. Dans ce cas, l’hélice du voilier est reliée au moteur par une embase.

 

  • Ligne d’arbre pour voiliers : un des plus anciens systèmes de propulsion

La ligne d’arbre est une propulsion directe dans laquelle l’hélice du voilier est directement reliée au moteur.

 

  • Moteur hors-bord : pour les voiliers jusqu’à 8 mètres

L’utilisation d’un moteur hors-bord sur les voiliers de petite taille est intéressante car ce type de moteur est peu encombrant, augmentant ainsi l’habitacle du bateau.

 

  • Pod électrique : la propulsion « écolo »

Cette catégorie de propulsion est peu courante, même si elle présente beaucoup d’avantages.

 

Quel que soit votre choix final, soyez vigilent et essayez de ne pas vous trompez ; le changement de motorisation de son voilier entraîne des frais conséquents.

 

Se faire assister d’un professionnel pour l’achat d’un voilier d’occasion

 

Lors de l’achat d’un voilier d’occasion, les conseils et l’avis d’un professionnel, expert dans le domaine, sont précieux. C’est lors de la sortie d’eau du bateau que l’expert peut examiner l’état du bateau sous la ligne de flottaison (œuvres vives) : coque, safran, quille, dérive. Ensuite, une visite poussée permettra de noter les éventuels problèmes au niveau des œuvres mortes : accastillage, pont, cockpit, voiles, etc.

 

Cet expert peut également vous seconder dans les démarches auprès de la douane pour obtenir le document unique « Acte de francisation – Titre de navigation » et, éventuellement, auprès des Affaires Maritimes pour immatriculer votre voilier.

 

Appréhender les frais annexes pour éviter les mauvaises surprises !

 

Le budget est un des critères du choix de son voilier et il faut tenir compte des frais annexes à engager parallèlement au prix du bateau, qu’il soit neuf en sortie d’usine ou d’occasion.

 

Un certain nombre d’éléments accessoires à la vente, sont donc à prendre en compte :

  • coût des équipements de sécurité du voilier : sous forme de « packs », ces équipements sont adaptés au programme de navigation et à la taille de la coque du bateau,
  • prix du transport,
  • prix du poste d’amarrage dans le port d’attache : hors petits voiliers dont les propriétaires assurent aisément le transport,
  • acquisition (éventuelle) d’une embarcation type « radeau de survie » (utilisation du voilier au-delà de 6 miles nautiques d’un abri),
  • entretien du voilier à l’année : coque (anti-fouling et peinture), carène, etc.
  • révision et entretien du moteur,
  • assurance (spécifique voilier de plaisance),
  • taxe de francisation